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C dans l'air

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France Télévisions


Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.

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945 - MERKEL, QUI POUR REMPLACER LA PATRONNE ? – 25/09/21
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  • 945 - MERKEL, QUI POUR REMPLACER LA PATRONNE ? – 25/09/21

    MERKEL, QUI POUR REMPLACER LA PATRONNE ? – 25/09/21 MARION VAN RENTERGHEM Grand reporter – « L’Express » Auteure de « C’était Merkel » CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique LÉO KLIMM Journaliste allemand, correspondant à Paris MICHÈLE WEINACHTER Maître de conférences - Université de Cergy-Paris Spécialiste de l’Allemagne contemporaine HÉLÈNE KOHL En direct de Berlin Correspondante en Allemagne – « Europe 1 » Une page s'apprête à se tourner en Allemagne. Demain 26 septembre, plus de 60 millions de citoyens sont appelés aux urnes pour les élections fédérales du pays, qui ont lieu tous les quatre ans outre-Rhin. Ce scrutin viendra renouveler la totalité des 709 sièges du Bundestag, la chambre basse du Parlement. Il verra également un candidat ou une candidate succéder à Angela Merkel à la chancellerie, organe exécutif du pays, qu'elle dirige depuis 2005. Six candidats sont en lice. Le social-démocrate (SPD) Olaf Scholz, actuel vice-chancelier et ministre fédéral des Finances fait office de favori pour succéder à Angela Merkel. Les sondages le donnent autour de 25 %. Le chrétien-démocrate (CDU) Armin Laschet est à la peine, malgré le soutien appuyé de la chancelière. Longtemps donné en tête, il a désormais du mal à réunir plus de 20 % des intentions de vote, mais promet de remonter, alors qu’un électeur sur quatre n’a pas encore fixé son choix. La candidate des Verts Annalena Baerbock est, elle, créditée de 17 % des suffrages, une première pour ce parti. Si elle venait à atteindre ce score, cela ferait de sa formation un partenaire de coalition quasi-incontournable. Trois autres partis tentent également leur chance. Le parti libéral FDP et le parti d’extrême droite AfD sont au coude à coude, autour de 11 %. Le parti de gauche Die Linke est quant à lui donnée à 6 %. Quel qu'en soit le résultat, ce scrutin marquera un tournant dans la vie politique allemande, dominée pendant 16 ans par la chancelière CDU Angela Merkel. Au moment de tirer sa révérence, c'est donc l'heure du bilan pour celle que les Allemands appellent "Mutti", maman en français. D’elle, ces concitoyens retiendront sa longévité, la stabilité qu'elle a incarnée, sa rigueur ou encore ses mains en losange. Ils se souviendront de l'accueil de centaines de milliers de réfugiés en 2015 mais aussi de son implacable défense de la politique d'austérité tant en Allemagne qu'au niveau européen. A l'heure où de nombreux Allemands regardent l'avenir de la planète avec inquiétude, force est de constater que les promesses climatiques affichées par la chancelière ont été mises à mal. Si Angela Merkel a en effet répété tout au long de ses mandats que le changement climatique menace l’avenir de l’humanité, le bilan de ses mesures écologiques est loin d’être exemplaire. Elle lègue à ses successeurs une série de problèmes non résolus. Hier, alors qu'elle a plaidé en faveur de son dauphin Armin Laschet, des dizaines de milliers de jeunes, menés par Greta Thunberg, ont, eux, manifesté dans tout le pays en faveur d'un réel changement dans la politique de lutte pour la préservation du climat. Le changement climatique s'est déjà retrouvé à la Une de l'actualité du pays cet été. En juillet, des inondations catastrophiques ont en effet touché l'ouest de la république fédérale, occasionnant des très importants dégâts matériels et faisant de nombreuses victimes. En Rhénanie-Palatinat, les habitant du village de Mayschoss sont aujourd'hui encore en colère. Certains sinistrés ont tout perdu. Depuis deux mois, leur vie a basculé. Cette exaspération ne semble toutefois pas nécessairement se traduire par une volonté de vote en faveur de la candidate écologiste lors du scrutin qui se tiendra demain. Qui succédera à Angela Merkel à la tête de l'exécutif ? Quel est le bilan des 16 ans de pouvoir de la chancelière ? Les écologistes pourront-ils à l'avenir peser davantage sur la politique de transition énergétique du pays ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Sat, 25 Sep 2021 - 1h 06min
  • 944 - MÉLENCHON/ZEMMOUR : LES LEÇONS DU DUEL – 24/09/21

    MÉLENCHON/ZEMMOUR : LES LEÇONS DU DUEL – 24/09/21 Invités ROLAND CAYROL Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » IVANNE TRIPPENBACH Journaliste politique – « Le Monde » BERNARD SANANÈS Politologue – Président de l’institut de sondages Elabe Un duel jeudi soir Mélenchon/ Zemmour sur une chaîne, Darmanin/Pécresse sur une autre et les deux finalistes de la primaire écologiste mercredi puis aujourd’hui. À moins de deux cents jours de l’élection présidentielle, c’est la rentrée des débats télévisés. Le premier, hier soir, sur BFM TV entre le candidat de La France insoumise et le polémiste d’extrême droite, très attendu en cette rentrée politique, a vu les deux tribuns s’opposer longuement sur l’immigration, l’islam, la sécurité, le pouvoir d’achat, la lutte contre le réchauffement climatique – et confronter leurs visions antagonistes de la société. Deux heures d’échanges tendus, suivis par 3,8 millions de Français, soit 19% du public, qui se sont poursuivis entre les deux protagonistes sur les réseaux sociaux. Au même moment sur France 2, un autre duel opposait Valérie Pécresse, la candidate à la candidature de la primaire à droite, devancée par Xavier Bertrand dans les sondages, au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Un débat à fleurets mouchetés entre la présidente de la région francilienne qui se voulait résolument à l’offensive face à son ancien camarade LR désireux plutôt d’insister sur leurs points d’accord que leurs désaccords. Mercredi, c’était le débat entre les deux finalistes de la primaire écologiste. L’eurodéputé Yannick Jadot et l’économiste Sandrine Rousseau, qui veulent rassembler toute la gauche derrière l'écologie en mai 2022, ont confronté leurs idées et tenté de convaincre les électeurs encore indécis sur le plateau de LCI, avant de se retrouver ce vendredi matin sur RMC et BFM TV pour un ultime face-à-face, avant le deuxième tour de la primaire, dont le vote se tiendra du 25 au 28 septembre. Alors que retenir de ces débats ? Qui a marqué des points ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Fri, 24 Sep 2021 - 1h 05min
  • 943 - POUVOIR D'ACHAT : L'ALERTE ROUGE – 23/09/21

    POUVOIR D'ACHAT : L'ALERTE ROUGE – 23/09/21 CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » ÉLIE COHEN Économiste - Chercheur au CNRS ISABELLE RAYMOND Cheffe du service économie et social – « Franceinfo » La question du pouvoir d’achat est en train de devenir un sujet majeur de la campagne présidentielle. Il faut dire que l’inflation se réveille, surtout due à la remontée des prix de l'énergie et donc à la flambée de ceux des carburants, et que les entreprises se plaignent de plus en plus de leurs difficultés à recruter dans un contexte de rebond économique. Autant de facteurs qui alimentent les attentes des Français sur ce point. Selon sondage réalisé par l'institut Elabe pour BFMTV, publié mercredi, le pouvoir d'achat serait désormais leur préoccupation principale dans le cadre de l'élection présidentielle, devant l'immigration, la sécurité et l'environnement, les retraites, les inégalités, l'éducation et la menace terroriste. Alors à sept mois de scrutin, le sujet s’est invité dans le débat politique et chaque prétendant à l’Elysée avance ses propositions. Smic mensuel à 1 800 euros bruts. « Conférence salariale » pour augmenter l’ensemble des salaires et hausse de 30 % de tous les traitements dans la fonction publique. Pension de retraite minimale à 1 200 euros mensuels. Doublement des salaires des enseignants et « relèvement de « tous les salaires » des personnels « invisibles ». Nationalisation d’EDF, Engie ou encore des autoroutes… Une surenchère d’idées pour améliorer le pouvoir d’achat des Français que l’on retrouve à gauche comme à droite, mais aussi au plus haut sommet de l’Etat. Ainsi côté gouvernement, on réfléchit également à la question des salaires. Depuis plusieurs semaines le patron de Bercy répète à loisir que «la bonne croissance - plus de 6 % - doit profiter à tout le monde. Il faut une meilleure rémunération pour ceux qui ont les revenus les plus faibles». Et le gouvernement a demandé à une quinzaine de branches professionnelles comme l'hôtellerie-restauration, la sécurité, la propreté... d'ouvrir des négociations pour une revalorisation des salaires, notamment via les minima de branche. Parallèlement, le chef de l’Etat a, depuis la rentrée, annoncé chaque jour un nouveau coup de pouce ou un plan d'aides. Il y a notamment la revalorisation du chèque énergie, la prolongation de la prime pour la rénovation, l’augmentation du Smic au 1er octobre, des hausses de salaire pour les sages-femmes et les enseignants, le revenu d'engagement jeunes…Autant de mesures qui font dire, à ses détracteurs qu’il a tout simplement sorti le carnet de chèques avant 2022, dans ce qui ressemble à un budget de pré-campagne présidentielle. Et ce alors que d’après un sondage OpinionWay-Square pour Les Echos, près de six Français sur dix estimeraient que leur pouvoir d'achat a baissé avec Emmanuel Macron. Alors comment améliorer le pouvoir d’achat des Français ? Faut-il augmenter les salaires ? Les propositions avancées par les candidats sont-elles réalistes et viables ? Pourquoi les prix de l'énergie flambent-ils ? Enfin l’idée d’un revenu universel séduit de plus en plus, en France comme à l’étranger où les conséquences économiques de la crise sanitaire de l’épidémie de Covid-19 ont accéléré les réflexions. Dans l’Hexagone, des Conseils départementaux ont décidé de l’expérimenter. Mais qu’est-ce que le revenu de base (universel ou d'existence) ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Thu, 23 Sep 2021 - 1h 04min
  • 942 - BUDGET : DES DÉPENSES ET... DES DÉPENSES – 22/09/21

    BUDGET : DES DÉPENSES ET... DES DÉPENSES – 22/09/21 PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance GAËLLE MACKE Directrice déléguée de la rédaction – « Challenges » SYLVIE MATELLY Économiste Directrice adjointe de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) SOPHIE FAY Journaliste - « L’Obs » Chroniqueuse - « France-Inter » Si cet été Bruno Le Maire a voulu siffler la fin de partie en annonçant la fin du « quoi qu’il en coûte », le dernier budget du quinquennat, dévoilé ce mercredi en Conseil des ministres, se présente clairement sous le signe de la dépense publique, avec une hausse attendue de plus de 12 milliards d’euros en 2022. La moitié de cette enveloppe correspond à des dépenses prévues par des lois de programmation pour augmenter le budget de l'armée, de l’intérieur, de la justice, de la recherche mais aussi de l’éducation où il est question de revaloriser le salaire des enseignants. A cela viennent s’ajouter six autres milliards pour financer les nouvelles promesses, annoncées depuis la rentrée par le chef de l’Etat au gré de ses déplacements (rallonge du plan sécurité, mesures pour Marseille, pour les sportifs, les indépendants, chèque énergie, plan chômeurs longue durée…). Un budget loin de l’orthodoxie budgétaire promue par Emmanuel Macron au début de son quinquennat qui fait grincer des dents à sept mois de l’élection présidentielle. En première ligne, les candidats déclarés à droite critiquent violemment le chef de l’Etat : Xavier Bertrand l’accuse de mener une politique de « quoi qu’il en coûte pour sa réélection » et de « faire campagne avec le chéquier de la France », Valérie Pécresse de « cramer la caisse ». Du côté de la majorité, on assume cette augmentation des dépenses : « Des économies ? Il n’y en aura pas. Ce n’est pas le moment », a affirmé Laurent Saint-Martin, le rapporteur (La République en marche, LRM) du budget. Alors que le Covid-19 commence tout doucement à sortir du quotidien des Français, et que l’économie connaît un rebond, « pas question de faire du rabot ou de l’austérité », a résumé M. Saint-Martin, pour qui « il y a eu le quoi qu’il en coûte économique, il y a désormais le quoi qu’il en coûte des politiques publiques ». Mais comment financer ces 12 milliards d'euros de dépenses supplémentaires ? Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire compte sur une forte croissance économique (6 % pour 2021, 4 % pour 2022) et sur des recettes fiscales meilleures que prévues pour financer la dépense publique. Mais cette méthode ne convient pas à tout le monde. A commencer par le président de la commission des finances Éric Woerth qui dénonce une « euphorie dépensière », et s’inquiète de la dérive des comptes publics ainsi que du peu d’attention, portée à ces questions. D’autant que ce budget compte deux cases encore vides qui pèsent plusieurs milliards d’euros : le futur revenu d’engagement pour les jeunes et le plan d’investissement censé préparer la « France de 2030 », dont les contours et le montant n’ont pas encore été dévoilés. Le gouvernement les ajoutera par amendements au cours des débats parlementaires, vers la mi-octobre. Un calendrier bousculé qui a fortement contrarié le Haut Conseil des finances publiques. Chargé d’approuver la trajectoire macroéconomique du gouvernement il a dénoncé ce mercredi un budget incomplet, qui l'empêche de rendre un avis «pleinement éclairé». « Le Haut Conseil regrette ces conditions de saisine», indique-t-il dans son avis, ajoutant qu'il « n'est pas à ce stade en mesure de se prononcer sur la plausibilité de la prévision de déficit pour 2022 (-4,8 points de PIB). C'est la première fois depuis 2016, et le dernier budget du quinquennat de François Hollande, que le HCFP est aussi sévère avec un projet de loi de finances. Alors que contient le projet de budget 2022 présenté ce mercredi ? En matière de déficits et dettes publics, où en est la France face à ses voisins ? Que se passe-t-il en Allemagne où l’inflation a encore accéléré sur le mois d’août, atteignant + 3,9 % en rythme annuel, son niveau le plus élevé depuis près de 30 ans ? Olli Rehn, l'un des membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a estimé récemment que les Etats de la zone euro doivent se préparer à la remontée des taux d'intérêt. Quelles en seraient les conséquences ? Enfin pourquoi les Etats-Unis sont-ils sous la menace d’un défaut de paiement ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Wed, 22 Sep 2021 - 1h 04min
  • 941 - FRANCE / ÉTATS-UNIS : LA COLÈRE... ET APRÈS ? - 21/09/21

    FRANCE / ÉTATS-UNIS : LA COLÈRE... ET APRÈS ? - 21/09/21 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » PIERRE SERVENT Expert en stratégie militaire Consultant défense pour « France Télévisions » NICOLE BACHARAN Politologue et historienne Spécialiste des États-Unis NATHALIE GUIBERT Journaliste – « Le Monde » Spécialiste des questions de défense Les tensions ne cessent de s'aggraver entre les Etats-Unis et la France après l'affaire des sous-marins australiens. Paris qui a déjà rappelé ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie, décision sans précédent vis-à-vis de ces deux alliés historiques, a décidé hier de hausser une nouvelle fois le ton. Lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a dénoncé, comme il le fait depuis plusieurs jours mais cette fois sur le sol américain, une décision « brutale », un « défaut de concertation » et une « rupture de confiance entre alliés ». Cela s'apparente aux « réflexes d'une époque que nous espérions révolue », a-t-il martelé, dans une nouvelle allusion claire à l'ère de l'ancien président américain Donald Trump. Et « cela appelle à des réflexions lourdes entre Européens sur la conception que nous nous faisons des alliances et partenariats », a ajouté le chef de la diplomatie française qui a reçu cette nuit le soutien des Vingt-Sept, alors que ses partenaires de l’UE se sont montrés plutôt discrets jusqu’ici dans ce dossier. « Nous exprimons notre claire solidarité avec la France » , a résumé Josep Borrell, le haut représentant de l’UE pour les relations extérieures, à l’issue d’une rencontre entre les ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept. « Ce n’est pas une affaire bilatérale mais cela affecte l’UE dans sa totalité. » La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait, plus tôt, jugé « inacceptable » la manière dont Paris a été « traitée ». « Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé et pourquoi », avait insisté la représentante de l'UE sur CNN. Des déclarations attendues et souhaitées par Paris, même si ces soutiens sont surtout symboliques, car dépourvu de tout geste concret, et très loin, dans la forme, du ton employé par Jean-Yves Le Drian pour dénoncer « la duplicité et la tromperie » à l’origine de l’alliance Aukus entre Washington, Londres et Canberra, et son corollaire, l’annulation de la vente de douze sous-marins de technologie française à l’Australie au profit de bâtiments à propulsion nucléaire américains. Un partenariat stratégique mis en place par les Etats-Unis pour contrer la progression de la Chine dans la zone indo-pacifique, qui suscite de très nombreux remous. En France, au-delà de la colère formulée par les autorités, les regards se tournent désormais vers l'Otan et une petite musique commence à monter dans l’opposition : celle d’un possible retrait français du commandement militaire intégré de l’Alliance, désormais réclamé par Xavier Bertrand, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et le RN. En Asie du Sud-Est, le contrat de sous-marins nucléaires passés entre l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni inquiète les pays voisins, comme la Malaisie, l’Indonésie mais aussi la Corée du Nord qui a déjà menacé de renforcer ses capacités militaires, surtout dans le secteur des missiles balistiques. La Chine qui poursuivra ce mardi son duel à distance avec les Etats-Unis dans l’enceinte de l’ONU a d’ores et déjà condamné sévèrement ce nouveau pacte de sécurité qui « intensifie la course aux armements et compromet les efforts internationaux de non-prolifération nucléaire ». DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Tue, 21 Sep 2021 - 1h 04min