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C dans l'air

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France Télévisions


Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.

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893 - INONDATIONS, CANICULES : LE MONDE ENTIER FRAPPÉ – 27/07/21
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  • 893 - INONDATIONS, CANICULES : LE MONDE ENTIER FRAPPÉ – 27/07/21

    INONDATIONS, CANICULES : LE MONDE ENTIER FRAPPÉ – 27/07/21 INVITÉS : FRANÇOISE VIMEUX Climatologue - Directrice de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement ARNAUD GOSSEMENT Avocat en droit de l’environnement NICOLAS BOUZOU Économiste – Directeur du cabinet de conseil Asterès EMMA HAZIZA Hydrologue Incendies aux États-Unis, vague de chaleur au Canada, inondations en Europe et en Chine… L’été 2021 est marqué par des catastrophes naturelles en cascade. « Depuis des années, nous avions prévenu que c'était possible, que tout ça allait arriver », a déploré, lundi 26 juillet, la responsable climat de l'ONU, Patricia Espinosa. Et pendant que les phénomènes climatiques ravagent le monde, le dernier rapport du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) est dans la dernière ligne droite avant sa publication, le 9 août prochain : les représentants de 195 pays vont plancher sur les principaux aspects de ce pré-rapport pendant 15 jours. Hausse de la température mondiale, augmentation du niveau des océans, intensification des événements extrêmes… Ce rapport devrait conforter les appels à agir plus vite et plus fort contre le changement climatique. « La réalité est que nous ne sommes pas en bonne voie pour respecter l'objectif de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C d'ici la fin du siècle. En fait nous sommes sur le chemin opposé, nous nous dirigeons vers plus de +3°C. Nous devons changer de direction de façon urgente avant qu'il ne soit trop tard », a poursuivi Patricia Espinosa. Et l’enjeu de ce rapport est de taille : c’est en fonction de celui-ci que les décisions en matière de lutte contre le dérèglement climatique seront prises lors de la COP26, prévue en novembre prochain à Glasgow, en Écosse. En Europe, les intempéries ont fait au moins 216 victimes. Les 14 et 15 juillet, des pluies diluviennes ont fait sortir les cours d'eau de leurs lits, détruisant de nombreuses habitations et villages. À Erftstadt, près de Cologne, dans le nord-ouest de l’Allemagne, une partie de la ville a glissé, laissant un trou béant se former. Plus d’une centaine de personnes sont mortes lors de ces graves intempéries et inondations qui ont frappé le pays. Cette catastrophe naturelle pourrait-elle peser sur les prochaines législatives allemandes ? Pour la succession d’Angela Merkel, c’est l’écologiste Annalena Baerbock qui est jugée la plus crédible sur la question du climat. Selon un sondage, 56% des personnes interrogées jugent que la présidente des Verts prendra des « mesures décisives contre le changement climatique » si elle devient chancelière. Quel bilan en terme d’écologie pour Emmanuel Macron ? Début juillet, le Conseil d’État a sommé le gouvernement français de prendre de plus grandes mesures en faveur du climat. Une décision inédite. Car le chef de l’État est souvent raillé pour sa politique écologiste jugée trop insuffisante, notamment avec l’échec de la convention citoyenne et l’abandon du référendum sur le climat. Quelles vont être les conclusions du rapport du Giec ? Quelle est la situation en Allemagne après les inondations qui ont ravagé le pays ? Quel bilan écologique pour Emmanuel Macron à 9 mois de la prochaine présidentielle ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : - INTERNET : francetv.fr - FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 - TWITTER : https://twitter.com/cdanslair - INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Tue, 27 Jul 2021 - 1h 06min
  • 892 - PASSE SANITAIRE : UNE COLÈRE SOUS SURVEILLANCE – 26/07/21

    PASSE SANITAIRE : UNE COLÈRE SOUS SURVEILLANCE – 26/07/21 INVITÉS : Pr VINCENT MARÉCHAL Professeur de virologie - Sorbonne université Co-fondateur du réseau « Obépine » ISABELLE DE GAULMYN Rédactrice en chef – « La Croix » VÉRONIQUE REILLE SOULT Spécialiste de l’opinion et de la communication de crise – « Backbone Consulting » PATRICK MARTIN-GENIER Enseignant en droit public Spécialiste des questions européennes Dans la nuit de dimanche à lundi, le projet de loi sanitaire a été finalement adopté après une semaine de débats parlementaires tendus. Ce dernier rend la vaccination obligatoire pour les soignants et élargit l’application du pass sanitaire. Le Conseil constitutionnel doit rendre son avis le 5 août. Le texte a été quelque peu modifié au cours des débats. Le pass ne sera pas demandé, par exemple, pour accéder aux centres commerciaux. La décision reposera sur les préfets. Concernant l’obligation vaccinale pour les soignants, elle prendra bien effet le 15 septembre. Ceux qui la refuseront seront interdits d'exercer, avec suspension du salaire. En revanche, il n’y aura pas de licenciement. Les personnes dépistées positives au Covid devront s’isoler 10 jours et c’est l’Assurance maladie qui contrôlera en premier lieu, avant une intervention des forces de l’ordre si nécessaire. Enfin, ce pass prendra effet jusqu’au 15 novembre. Au delà, le texte devra être voté à nouveau par le Parlement. Alors que le projet de loi était débattu par les sénateurs et députés, 160 000 manifestants -dont 11 000 à Paris- ont défilé dans les rues ce week-end contre le précieux sésame. Parmi eux, des restaurateurs et des cafetiers qui refusent de procéder à des vérifications dans leurs établissements. Car le texte final prévoit de lourdes sanctions : ces derniers s’exposent à une fermeture administrative s’ils ne contrôlent pas leurs clients. Certains d’entre eux se sont d’ailleurs inscrits sur un site qui répertorie les commerces où le pass sanitaire ne sera pas demandé. Au 21 juillet, 5 943 établissements y figuraient, dont environ 200 bars et restaurants. Dans le reste de l’Europe, le pass sanitaire s’impose aussi : en Italie, il sera obligatoire à partir du 6 août mais il ne sera pas demandé pour accéder aux terrasses des bars et des restaurants. Au Royaume-Uni, alors que les mesures viennent d’être levées, Boris Johnson a surpris tout le monde en annonçant son lancement pour septembre. L’Allemagne veut aller beaucoup plus loin : bientôt, il pourrait ne plus suffire à une personne non vaccinée d'être testée négative au Covid pour aller au restaurant, au cinéma ou au musée en Allemagne. Que contient le projet de loi sanitaire adopté ce week-end ? Qui sont les anti-pass qui ont manifesté dans les rues ce week-end ? Que font nos voisins européens pour lutter contre le variant delta plus contagieux ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : - INTERNET : francetv.fr - FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 - TWITTER : https://twitter.com/cdanslair - INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Mon, 26 Jul 2021 - 1h 06min
  • 891 - BORIS JOHNSON DÉPASSÉ PAR LE COVID... ET LE BREXIT !

    BORIS JOHNSON DÉPASSÉ PAR LE COVID... ET LE BREXIT ! Invités ANNE-ELISABETH MOUTET Éditorialiste - « The Daily Telegraph » PATRICK MARTIN-GENIER Enseignant à Sciences Po et Inalco Spécialiste des questions européennes STEPHEN CLARKE Journaliste et écrivain RYM MOMTAZ Correspondante en France – « Politico Europe » CÉCILE DUCOURTIEUX – En duplex Correspondante à Londres - « Le Monde » La reprise économique au Royaume-Uni peut-elle se gripper malgré la levée des restrictions sanitaires intervenue lundi dernier lors du « Freedom Day » ? C’est ce que beaucoup craignent dans le pays. Le retour au fonctionnement normal de l’activité y est en effet mis à mal par l'obligation de s’isoler pendant 10 jours en cas d'exposition au Covid-19. L’application mobile de la NHS (le système de santé publique) alertent les personnes via une notification. Des centaines de milliers de Britanniques ont reçu ce « ping » depuis le début du mois. Ainsi, dans la seule semaine du 7 au 15 juillet, plus d’un demi-million de personnes se sont mises en quarantaine, ce qui affecte déjà le fonctionnement des bars et les restaurants, où un cinquième du personnel est actuellement manquant. Compte tenu de cette situation, plusieurs ont même dû fermer boutique, suscitant l'inquiétude du patronat britannique. « Alors que davantage de commerces rouvrent leurs portes, les pénuries de personnel se font sentir dans différents domaines, en particulier dans l'hôtellerie et les activités de loisirs », alerte la Confederation of British Industry (l'équivalent du Medef dans le pays). Cette épidémie de notifications est devenue un sujet majeur dans le débat public britannique. “Je tiens à m’excuser pour les désagréments causés par ces notifications (…), mais je voudrais rappeler que l’isolement est un outil vital pour se défendre contre la propagation de la maladie”, a déclaré, mercredi, le Premier ministre, Boris Johnson, lui-même en quarantaine. Le gouvernement assure avoir entendu les appels des milieux d’affaires et a annoncé un assouplissement, dans les prochains jours, des règles afin de permettre aux employés de certains secteurs “critiques” - santé, transport routier et grande distribution - de ne pas avoir à s’isoler. Du côté des relations avec ses partenaires européens, la situation n’est guère plus favorable pour le Royaume-Uni. Près de huit mois après le divorce officiel, le Brexit continue d'empoisonner les relations entre Londres et Bruxelles. Ces derniers jours, c’est l’application du protocole nord-irlandais qui cristallise à nouveau les tensions. Pour éviter le retour d’une frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, ce protocole crée, de fait, une frontière douanière entre la province britannique et l’île de Grande-Bretagne. Cela perturbe les approvisionnements du territoire et sème la colère au sein de la communauté unioniste, attachée au maintien au sein du Royaume-Uni. «On ne peut tout simplement pas continuer comme cela», a fait valoir lord Frost au parlement. Le protocole constitue selon lui un «fardeau» qui perturbe la vie des habitants d’Irlande du Nord et l’activité économique. Le gouvernement britannique a réclamé en conséquence une révision complète du traité, pourtant signé de la main même de Boris Johnson. Une demande rejetée d'emblée par l'Union européenne. C’est dans ce contexte délicat que 430 migrants clandestins ont traversé la Manche, lundi, pour rejoindre le Royaume-Uni, établissant un record journalier. Ceci intervient alors que les députés britanniques examinent cette semaine le projet de loi de la ministre de l’Intérieur Priti Patel, sur la réforme du système d’asile. Présenté par la ministre comme « juste mais ferme » mais dénoncé par des associations de défense des droits humains, il vise à décourager l’immigration illégale. Ce projet de loi prévoit notamment d’augmenter à quatre ans, contre six mois actuellement, la peine de prison encourue par les migrants qui cherchent à rentrer illégalement dans le pays. Cette même semaine les ministres de l’Intérieur français et britannique ont annoncé un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine. Le Royaume-Uni s’est notamment engagé à débloquer 62,7 millions d’euros pour aider les autorités françaises à assurer la sécurité de la frontière. Cette somme servira notamment à doubler les effectifs policiers sur les côtes françaises et à mieux surveiller la frontière, comme à Calais, où la situation est compliquée pour toutes les parties prenantes. La reprise économique au Royaume-Uni est-elle menacée ? Se dirige-t-on vers une guerre commerciale entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne ? Quelles règles régissent la relation migratoire entre la France et le Royaume-Uni ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 22h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Sat, 24 Jul 2021 - 1h 04min
  • 890 - JO DE TOKYO : L’IMPASSE DE LA STRATÉGIE ZÉRO COVID ? - 23/07/21

    JO DE TOKYO : L’IMPASSE DE LA STRATÉGIE ZÉRO COVID ? - 23/07/21 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques VALÉRIE NIQUET Responsable du pôle Asie Fondation pour la recherche stratégique Pr ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis Membre de l’Académie de médecine PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance Malgré les restrictions sanitaires, l’absence de public, les tests quotidiens, les athlètes répartis en 206 délégations ont défilé ce vendredi à Tokyo pour la traditionnelle cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Une cérémonie voulue plus simple et plus sobre que les éditions précédentes en présence de quelques 950 invités triés sur le volet, dont Emmanuel Macron. La fin pour le Japon d’une véritable course d’obstacles depuis l’obtention des JO en 2013. A l’époque, le Japon exultait. Deux ans après l’accident nucléaire de Fukushima, le pays voyait dans les JO comme une chance de tourner la page. Mais c’était sans compter les scandales et polémiques en cascade autour de l’organisation de la compétition, et surtout la pandémie mondiale. Le Covid a bien failli porter un coup fatal à l’aventure olympique au Japon. Reportés d’un an, une première en temps de paix, ces Jeux devaient incarner la lumière au bout du tunnel. Mais rien n’a fonctionné comme prévu et le spectre d’une annulation a plané sur Tokyo, quasiment jusqu’au dernier moment, au vu du nombre de contaminations dans le village olympique malgré toutes les précautions prises. Parmi ces précautions, l’interdiction des supporters étrangers de venir au Japon. Début juillet, la ministre japonaise de Jeux Tamayo Marukawa a tranché encore plus fermement : il n’y aura pas de public pendant les épreuves qui se déroulent à Tokyo et dans plusieurs autres villes en raison de l’état d’urgence sanitaire. Sans public, l’humeur est morose au Japon, et encore plus à Tokyo. La ville fait face à une recrudescence des cas de Covid et la crainte d’un cluster au village olympique progresse. Alors désormais, la grande majorité des Japonais déclarent dans les sondages être contre l’organisation des JO dans leur pays en raison de la situation sanitaire. Une pétition demandant leur annulation a aussi été signée par plus de 350 000 personnes à la mi-mai et des manifestations ont même eu lieu. Il faut dire que le pays depuis le début de l’épidémie a fait le choix d'une stratégie de "suppression" face au virus, qui est une stratégie intermédiaire entre le "zéro Covid" (empêcher totalement la circulation du virus via des mesures drastiques) et le "vivre avec le virus", adopté par de nombreux pays européens. L’envers de la médaille est que, pour empêcher l’arrivée de nouveaux variants, le pays doit rester clos. Or avec l’organisation des JO, le Japon craint une flambée des cas, d’autant que la couverture vaccinale est inférieure à 25 %. Alors assiste-t-on aux limites du modèle japonais ? La stratégie zéro Covid est-elle mise à mal par le variant Delta ? Longtemps montrée en exemple dans sa gestion rigoureuse de l’épidémie, l’Australie peine elle aussi à contenir l’épidémie et doit imposer de nouveaux confinements stricts dans plusieurs grandes villes alors que sa campagne de vaccination est extrêmement lente : seulement 12 % de la population est actuellement vaccinée. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 22h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Fri, 23 Jul 2021 - 1h 06min
  • 889 - 4ème VAGUE : PEUT-ON ENCORE L’ARRÊTER ? – 22/07/21

    4ème VAGUE : PEUT-ON ENCORE L’ARRÊTER ? – 22/07/21 Invités ANNE ROSENCHER Directrice déléguée de la rédaction - « L’Express » PR BERTRAND GUIDET Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine PR PHILIPPE AMOUYEL Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » Plus de 21 000 cas positifs en 24 heures. L’épidémie de Covid-19, poussée par le variant Delta plus contagieux, montre depuis plusieurs jours des signes inquiétants de reprise, avec dans plusieurs départements, notamment ceux prisés par les vacanciers, des indicateurs qui se dégradent très rapidement. Dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Corse, le nombre de cas pour 100 000 habitants atteint déjà respectivement 375,8 et 317,7. Dans les autres départements du pourtour méditerranéen mais aussi côté Atlantique, le taux d’incidence a progressé de 150 % à 200 % en une semaine seulement, quand en Charente-Maritime il a explosé : + 600 % en une semaine. « La quatrième vague est là, nous devons réagir » a affirmé hier le Premier ministre. Pour inverser la tendance, le gouvernement envisage un retour des restrictions dans les départements où le virus circule le plus. Comme dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Corse, le port du masque fait son retour en extérieur dans plusieurs villes du Var, de Meurthe-et-Moselle, en Vendée ou dans l’Hérault. Mais surtout, le Premier ministre souhaite accélérer encore plus la campagne vaccinale, afin d’atteindre les « 50 millions de Français ayant reçu une première dose de vaccin contre le Covid » avant la fin août. Aujourd’hui, 38 millions de Français ont déjà reçu une première injection de vaccin. Mais le nombre de primo-injections a fortement augmenté depuis l’annonce par Emmanuel Macron de l’élargissement du pass sanitaire et de la vaccination obligatoire des soignants. La semaine passée, 1,7 million de Français se sont fait vacciner pour la première fois, dont de nombreux personnels de santé, contre 1,1 million la semaine précédente. « Cette semaine, on devrait faire 2 millions de primo-injections, avec un objectif à 4 millions par semaine sur les deux prochaines semaines », a expliqué hier soir Jean Castex. Pour cela, 5 millions de nouveaux rendez-vous vont être ouverts. Parallèlement, les discussions sur l’extension du pass sanitaire ont repris ce jeudi à l’Assemblée nationale dans une ambiance tendue. Les députés avaient suspendu les débats hier soir à minuit après dix heures d’échanges marqués par des invectives et des rappels à l’ordre. La seule modification validée mercredi soir par les parlementaires a été de préciser que le pass sanitaire pour les déplacements internationaux ne sera demandé qu'aux plus de 12 ans. Pour le reste, les socialistes rejettent le pass et préfèrent une « vaccination obligatoire » des majeurs contre le Covid-19 « d'ici au 1er octobre ». Les députés Les Républicains réclament de la « souplesse », avec des amendes réduites et une dérogation pour ceux qui ont reçu une première dose de vaccin. Les communistes et insoumis s'orientent vers un vote global contre le projet de loi, dénonçant des « atteintes » aux libertés individuelles. Le Premier ministre, Jean Castex, a pour sa part annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel après l'adoption par le Parlement du projet de loi sanitaire. Alors quelle est la situation sanitaire dans le pays ? Quelles sont les mesures phares du projet de loi sur la gestion de la crise sanitaire, qui prolonge par ailleurs le régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire jusqu'à la fin 2021 ? Enfin le défi de 50 millions de vaccinés fin août est-il atteignable ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 22h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

    Thu, 22 Jul 2021 - 1h 07min